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La GS birotor sur le marché : "Pour qui ? Pourquoi ?"

Par François Bretin et Stéphane Wlodarczyk

"Pour qui ? Pourquoi ? ", c'est sous ce titre très évocateur que l'Automobile résumait son essai de la GS birotor. Tous s'interrogent en effet sur le marché potentiel de la nouvelle GS. Si Citroën prévoit une cadence journalière de 25 véhicules, cette estimation date d'avant la crise pétrolière survenue à l'issue de la guerre du Kippour, qui a considérablement renchéri le prix de l'essence dans les pays occidentaux.

Mais si la surconsommation du Wankel est un défaut structurel et difficilement évitable (du moins avec les technologies de l'époque), elle est encore ici accrue notoirement par la présence du convertisseur.

Les performances attendues de ce type de moteur (comme on en attend toujours de nouvelles techniques de moteur comme les 16 soupapes et le turbo en leur temps, et qui sont banales aujourd'hui...) ne sont pas au rendez vous, essentiellement en termes de nervosité comme le soulignait José Rosinski dans Sport-Auto et, là encore, vraisemblablement par la faute du convertisseur.

Mais c'est l'association de ce moteur avec la plate-forme de la GS qui suscite le plus de circonspection. En réalisant un tel cocktail pour sa première voiture à moteur Wankel commercialisée, Citroën associe ni plus ni moins un moteur haut de gamme à une voiture populaire, la GS, et propose le tout à près de 25 000 Francs de l'époque (24 952 Francs en avril 1974). A peu près au même moment, le modèle le plus proche de la gamme Citroën en terme de performances, la DS 23 carburateur, est à 25 840 Francs (sept 1973), et la 23 IE à 28 440 Francs. Or, la GS birotor ne propose rien de plus que la DS, dont la « représentativité » et la fiabilité sont nettement avérés.

L'époque pourtant se prêtait aux voitures compactes et performantes, comme les Alfa Giulia, les BMW 02 ou les Audi 80 GT. Le prestige de Citroën à cette époque lui aurait sans doute permis de s'attaquer à cette frange de marché, puisque c'est le seul constructeur national qui ait rencontré le succès en haut de gamme. On peut penser que si la GS birotor avait été réellement performante, et équipée d'une boîte manuelle réclamée par cette clientèle d' " amateurs " , elle aurait pu être produite à 25 exemplaires par jour...

Autre choix troublant déjà évoqué, la clientèle française est allergique à tout type de transmission à convertisseur (cf les chiffres de ventes comparés de la GS normale et de sa version convertisseur). Imposer ce convertisseur sur la GS birotor était sans doute un choix hérétique pour conquérir une nouvelle clientèle, avec un moteur d'une nouvelle technologie.

A ces problèmes de positionnement marketing (discipline d'ailleurs honnie par les dirigeants de la firme, il faudra attendre la prise de contrôle par Peugeot pour la voir intégrée dans la politique commerciale de Citroën), et à la réputation de dévoreuse d'essence de la voiture s'ajoutent les mésaventures des utilisateurs, le plus souvent liées à l'encrassage des bougies.

La fiabilité du moteur Wankel n'est pas non plus exemplaire, sa durée de vie n'excède guère les 60 à 80 000 Kms. Comme l'explique Thierry Stillace, président du Rotatif club : " La principale cause d'usure est l'écaillage du revêtement Nicasil de la piste du stator après le puit de bougie. Cela est dû à un manque de lubrification des segments d'arête par l'huile mélangée à l'essence avant le carburateur. Ainsi, il est déconseillé de lever le pied brusquement après une forte accélération ou en descente (moteur à faible charge). [...] De même, le moteur fonctionne très bien en charge ou en accélération car les segments sont en pression mais par contre, lorsqu'on accompagne pas le moteur au pied (l'expression filet de gaz) alors les segments se mettent à battre et martèlent la piste du stator dans la partie détente (bas du stator). L'utilisation est également très sensible à la pollution du circuit d'essence (gicleurs de ralenti qui se bouchent). "

Face à la concurrence

De part son positionnement et sa motorisation, il peut-être difficile de comparer la GS birotor à d'autres voitures de son époque, on peut néanmoins s'y essayer avec ses rares homologues à moteur Wankel ou tout simplement avec d'autres modèles de la gamme Citroën.

Citroën vs Citroën

DSuper 5

C'est sans doute à l'intérieur même de la gamme Citroën que la GS birotor trouva sa concurrence la plus rude. Si l'on admet comme à priori que la clientèle première de la Birotor est à aller chercher parmi les fanatiques de la marque, il sera d'autant plus probable que l'alternative à leur achat se situe aussi chez la marque au double chevron.

 

La DS (ici une DSuper 5) conserve pour ses dernières années un beau carré d'inconditionnels, en plus d'une compétitivité sans cesse maintenue au fil de ses évolutions mécaniques. Le moteur à injection électronique à transfiguré la voiture en 1969 en lui donnant -enfin- les performances capables de lui assurer une nouvelle suprématie sur la route, et le réalésage à 2347cm3 lui a encore donné plus de nervosité. Performante, confortable et sûre, la DS 23 IE est sans conteste possible la meilleure routière de son époque.

Dans le tableau ci-dessous, la GS 1220 n'est présente que pour une comparaison en termes de performances/prix, et la DSuper 5 pour montrer son faible écart de prix, leurs clientèles respectives étant de tout évidence différentes de celle de la Birotor. Sa concurrence naturelle (en performances et standing) se situe plutôt au niveau des DS 23 carburateur et Injection Electronique, comme le montra les essais effectués par la presse de l'époque, où la GS birotor est systématiquement comparée à la DS 23 IE, le haut de gamme des berlines Citroën, (Si l'on excepte la très confidentielle SM Opéra de Chapron, proposée au prix amical de 152 800 francs en septembre 1973...), qui fait toujours preuve d'une grande efficacité sur la route et jouit d'une excellente réputation en termes d'homogénéité, de standing et même de fiabilité.

  GS 1220 Club DSuper 5 GS birotor DS 23 DS 23 IE
Prix 15 400 F* 22 600 F* 24 952 F* 26 400 F*
33 900 (Pallas) F*
29 000 F*
36 500 F* (Pallas)
Moteur 4 cyl. à plat opposés deux à deux, un arbre à cames en tête par rangée de cylindres, carburateur double corps, refroidissement par air. 4 cyl. en ligne, longitudinal, arbre à cames latéral, carburateur double corps, refroidissement par eau. Type Wankel à double piston rotatif (Birotor), implanté transversalement, carburateur double corps, refroidissement par eau. 4 cyl. en ligne, longitudinal, arbre à cames latéral, carburateur double corps, refroidissement par eau.
Cylindrée 1222 cm3 2175 cm3 2 x 497,5 cm3, équivalent à 1990 cm3 2347 cm3
Puissance
Couple
60 ch DIN à 5750 tr/min
8,9 mkg à 3250 tr/min
106 ch DIN à 5500 tr/min
17 mkg à 3500 tr/min
107 ch DIN à 6500 tr/min
14 mkg à 3000 tr/min
115 ch DIN à 5500 tr/min
18,7 mkg à 3500 tr/min
130 ch DIN à 5250 tr/min
19,9 mkg à 2500 tr/min
Transmission Traction avant
BVM 4 ou BV 3 semi-auto
Traction avant
BVM 5
Traction avant
BV 3 semi-auto
Traction avant
BVM 5 ou BV 4 semi-auto ou BVA 3
Freins
Disques AV/AR
Disques AV/ Tambours AR
Disques AV/AR
Disques AV/ Tambours AR
Suspension
Hydropneumatique
4 roues indépendantes
Vitesse Maxi
(mesuré)
(constructeur)

148,9 Km/h
151 Km/h

172 Km/h
175 Km/h

169,2 km/h
175 Km/h

-
179 Km/h

181,2 Km/h
188 Km/h
400 m D.A. 20" 18"4/5 19"3/5 - 18"
1 000 m D.A. 37"4/5 35" 35"3/5 - 33"2/5
Dimensions
(L X l X h)
Poids
412 x 161 x 135
900 kg
487 x 180 x 147
1310 kg
412 x 164 x 137
1140 kg
487 x 180 x 147
1320 kg
487 x 180 x 147
1340 kg
Sources : l'Automobile, l'Auto-Journal. *: Avril 1974.

Citroën vs NSU

Présentée au salon de Francfort 1967, la NSU RO 80 (voiture de l'année 1968) se présente sous la forme d'une berline très moderne : traction avant, quatres roues indépendantes, moteur à piston rotatifs et boîte trois vitesses accouplée à un convertisseur. Elle a l'avantage sur la GS d'avoir été conçue spécifiquement autour du moteur Wankel. Voiture définitivement en avance sur son temps, elle connaîtra toutefois un succès commercial mitigé (37 398 exemplaires produits de 1968 à 1977), la crise pétrolière et les problèmes d'utilisation (à l'image de ceux de la GS birotor : encrassage des bougies, usure prématurée du Wankel...) ne l'aidant guère. Les largesses du service après vente de NSU (les échanges standard de moteur étant courants) n'y changera rien, tout en aidant à la déroute financière de la firme (qui aboutira à son rachat par Volkswagen en 1969). Souvent comparée à la DS, sa taille et son tarif en font en effet plus une concurrente de cette dernière que de la GS birotor.

NSU RO80

KKM-612

NSU RO80

La sublime NSU RO 80 et son moteur KKM-612. On peut distinguer sur le dessin ci-contre les freins avant "en sortie de boîte", particularité que la RO 80 partageait avec les Citroën de l'époque.

(photos et dessin © NSU)

 

  Citroën GS birotor Citroën DS 23 IE NSU RO 80
Prix 24 952 F* 29 000 F*
36 500 F* (Pallas)
38 950 F*
Moteur Type Wankel à double piston rotatif (Birotor), implanté transversalement, carburateur double corps, refroidissement par eau. 4 cyl. en ligne, longitudinal, arbre à cames latéral, injection électronique, refroidissement par eau. Type Wankel à double piston rotatif (Birotor), implanté longitudinalement, 2 carburateurs simple corps, refroidissement par eau.
Cylindrée 2 x 497,5 cm3, équivalent à 1990 cm3 2347 cm3 2 x 497,5 cm3
Puissance
Couple
107 ch DIN à 6500 tr/min
14 mkg à 3000 tr/min
130 ch DIN à 5250 tr/min
19,9 mkg à 2500 tr/min
115 ch DIN à 5500 tr/min
16,7 mkg à 4500 tr/min
Transmission Traction avant
BV 3 semi-auto
Traction avant
BVM 5 ou BV 4 semi-auto ou BVA 3
Traction avant
BV 3 semi-auto
Freins
Disques AV/AR
Disques AV/ Tambours AR
Disques AV/AR
Suspension
Hydropneumatique
4 roues indépendantes
Ressorts hélicoïdaux
4 roues indépendantes
Vitesse Maxi
(mesuré)
(constructeur)

169,2 km/h
175 Km/h

181,2 Km/h
188 Km/h


180 km/h
400 m D.A. 19"3/5 18"  
1 000 m D.A. 35"3/5 33"2/5 33"7/10
Dimensions
(L X l X h)
Poids
412 x 164 x 137
1140 kg
487 x 180 x 147
1340 kg
478 x 1760 x 141
1280 kg

Sources : l'Automobile, l'Auto-Journal, Europe Auto. *: Avril 1974.

Citroën vs Mazda

Second pionnier du Wankel dans l'ordre chronologique, Mazda a vu les choses en grand : en commençant par commercialiser le coupé Cosmo Sport en 1967 puis le R100 en 1968, Mazda a ensuite complété quasiment chaque modèle conventionnel de sa gamme par une variante à moteur à pistons rotatifs, prenant une avance certaine sur ses concurrents en terme d'expérience.

La firme vendra notamment énormément de modèles à moteur Wankel aux Etats-Unis, son principal marché d'exportation, où les déboires en termes de fiabilité des premiers moteurs lui vaudront d'ailleurs quelques ennuis avec les associations de consommateurs américains. En 1973, sur 104 960 voitures vendues aux Etats-Unis (sur une production totale de 465 734 automobiles), 92% étaient ainsi équipées du moteur Wankel !

L'inadéquation du moteur avec les attentes des consommateurs après la crise pétrolière marginalisera toutefois celui-ci dans la gamme Mazda, même si cette mise à l'écart n'empêchera pas quelques beaux succès commerciaux (la RX-7). La persévérance de la firme nippone se trouvera récompensée un beau jour de 1991 quand une Mazda 787B quadri-rotor remportera les 24 Heures du Mans.

Au début des années 70, la présence commerciale de Mazda en France est tout au plus anecdotique : 601 voitures vendues en 1973 (source: L'Automobile magazine, 1973), dont sans doute une très faible proportion de modèles à moteurs Wankel.
Ceux-ci ne manquent pourtant pas d'intérêt : dans l'essai de la RX-2 (version à moteur Wankel de la Capella 1600) paru en juillet 1971, Bernard Carat de l'Auto-Journal note les excellentes aptitudes du moteur : "Sur la route, des vitesses proches du maximum sont faciles à obtenir après les ralentissements et à tous les régimes, les chevaux sont présents sous le pied, avec une plage très étendue.
[...] Jamais le moindre à coup à la reprise, le moteur tourne parfaitement rond jusqu'à son régime maximal qui peut se situer sur les intermédiaires à, près de 8 000 tr/mn.
[...] L'étagement des quatre rapports de la boîte est lui aussi très satisfaisant.
[...] à notre grande surprise, le frein moteur du mazda est égal à celui d'un moteur classique.[...] Moteur extraordinaire par sa puissance, son silence, son absence de vibrations et sa docilité à tous les régimes
".
L'Auto-Journal
mesure la voiture à plus de 180 km/h sur l'anneau de Monthléry, elle abat le 400 mètres départ arrêté en 17 s 3/5 et le 1000 mètres départ arrêté en 32s 3/5.

Photos ci-contre, de haut en bas : Mazda RX-2 coupé (1971), Mazda RX-2 MK II berline (1973) dans leurs versions destinées au marché japonais (cf les rétroviseurs caractéristiques), où elles portaient l'appellation Capella Rotary. Et le très efficace moteur 12A qui l'équipait, accouplé à une boîte 4 ou 5 rapports en option sur les derniers modèles.

(photos © Mazda)

Mazda RX-2 coupé

Mazda RX-2 berline

moteur Mazda 12A

Toutefois le reste de la voiture ne suit guère : propulsion à essieu rigide, freinage à disques à l'avant complété par des tambours à l'arrière. "Il est permis de penser qu'elle va trop vite pour sa tenue de route, son freinage et même sa direction.
[...] Sur chaussée dégradée, le train arrière sautille et la voiture devient délicate à conduire.
[...] Il en est de même pour le freinage qui correspond en gros à une voiture ne dépassant pas 150 km/h.
En effet malgré l'assistance, la pédale de frein est dure et les distances d'arrêt sont assez longues. Lorsque les garnitures sont un peu chaudes, les roues avant ont tendance à se bloquer, ce qui entraîne des déports. L'essieu arrière rigide manquant d'adhérence, ne participe guère au freinage.
[...] Enfin, la direction à boîtier, de conception ancienne, est non seulement ferme à l'arrêt mais imprécise à vive allure.
[...] La suspension est à l'image de la direction, elle date beaucoup. Non seulement elle est raide à vide mais l'amortissement est nettement insuffisant.
"
La voiture dans les domaines autres que la motorisation ne s'éloigne donc guère des prestations des autres productions japonaises de l'époque, y compris sur le plan de l'habitabilité -réduite- et de l'équipement -complet-.

La sortie en 1972 des RX-3 et RX-4 (versions à moteur Wankel des Grand Familia 818 et Luce 1800 respectivement), ne changera guère cet état de choses, le choix de ressorts à lames pour la suspension arrière s'apparentant même à un retour vers le passé.
L'essai du coupé Mazda 929 à moteur conventionnel (ex-1800, et aussi appelée Luce et qui sert de base à la RX-4, vous suivez?) par l'Auto-Journal en 1974 ne verra d'ailleurs aucune amélioration dans les commentaires sur l'efficacité de sa suspension, que ce soit en termes de tenue de route ou de confort..

Mazda RX-3 coupé moteur Mazda 10A Mazda RX-3 coupé (1972), et son moteur 10A , Si elle est plus compacte et légère que la RX-2, la RX-3 a en revanche un moteur plus ancien et moins puissant, les derniers modèles seront toutefois équipés du moteur 12A de la RX-2.

(photos © Mazda)

 Mazda RX-3 coupé  Mazda RX-4 berline Mazda RX-3 coupé et berline RX-4.

(photos © Mazda)

Mazda RX-4 coupé Mazda RX-4 coupé

Coupé RX-4.
Comme beaucoup de Japonaises des années 70, les Mazda de l'époque sont l'exemple d'un style à la fois typique et très américain.

(photos © Mazda)

 

  Citroën GS birotor Mazda RX-2 Mazda RX-3 Mazda RX-4
Prix 24 952 F* 26 500 F**
(berline)
27 950 F**
(coupé)
22 860 F**
(berline)
23 900 F**
(coupé)
29 500 F* (berline)
Moteur Type Wankel à double piston rotatif (Birotor), implanté transversalement, carburateur double corps, refroidissement par eau.
Type Wankel à double piston rotatif (Birotor), implanté longitudinalement, carburateur quadruple corps, refroidissement par eau.
Cylindrée 2 x 497,5 cm3, équivalent à 1990 cm3 2 x 573 cm3 2 x 491 cm3 2 x 573 cm3
Puissance
Couple
107 ch DIN à 6500 tr/min
14 mkg à 3000 tr/min
130 ch SAE (115 ch DIN) à 7000 tr/min (6500 tr/Min)
16,5 mkg à 4000 tr/min (16 mkg DIN à 3500 tr/min)
105 ch SAE (95 ch DIN) à 7000 tr/min (6000 tr/Min)
13,7 mkg à 3500 tr/min (13,8 mkg DIN à 4000 tr/min)
berline : 120 ch SAE à 6500 tr/min
16 mkg à 3500 tr/min
coupé : 130 ch SAE à 7000 tr/min
16,5 mkg à 4000 tr/min
Transmission Traction avant
BV 3 semi-auto
Propulsion
BV 4, option BV 5 sur certains modèles/certaines années
Freins Disques AV/AR
Disques AV
Tambours AR
Suspension Hydropneumatique
4 roues indépendantes
AV/AR : ressorts hélicoïdaux
Essieu rigide
AV : ressorts hélicoïdaux
AR : long. à lames.
Essieu rigide
Vitesse Maxi
(mesuré)
(constructeur)

169,2 km/h
175 Km/h

181,3 Km/h
190 Km/h

178,9 Km/h
175 Km/h


180/185 Km/h
400 m D.A. 19"3/5 17"3/5    
1 000 m D.A. 35"3/5 32"3/5 33"9  
Dimensions
(L X l X h)
Poids
412 x 164 x 137
1140 kg
415 x 158 x 142
990 kg
407,5 x 159,5 x 138
835 kg
439 x 166 x 141
1130 kg
Sources : l'Automobile, l'Auto-Journal, Hobby. *: Avril 1974; **: Sept. 1973

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